Surveiller la santé des employés grâce aux tensiomètres connectés

Les pandémies successives ont laissé des traces dans les rituels du monde professionnel. Gel hydroalcoolique à portée de main, masques empilés sur les bureaux, contrôles quotidiens : la routine sanitaire s’est installée dans les entreprises. Parmi les dispositifs désormais familiers, le thermomètre frontal a fait son apparition, tout comme l’oxymètre de pouls. Si la question d’introduire ce dernier dans votre organisation reste en suspens, il est temps de regarder concrètement ce que représente cet investissement, tant sur le plan financier que pratique.

Enjeux de l’utilisation d’oxymètres de pouls dans une entreprise

L’oxymètre de pouls s’est glissé sans bruit dans la vie de bureau. Rapidement, il s’est imposé comme l’outil qui mesure en quelques secondes le taux d’oxygène dans le sang. Là où un tensiomètre surveille la pression artérielle, l’oxymètre va plus loin : il affiche également la fréquence cardiaque et donne l’alerte en cas de hypoxémie. Ce simple appareil peut faire la différence, notamment pour ceux qui ressentent encore les séquelles respiratoires après une infection au Covid. Une baisse brutale du taux d’oxygène, et c’est l’essoufflement qui surgit, parfois sans prévenir.

Adopter un oxymètre, également appelé saturomètre, relève d’une démarche pragmatique pour les employeurs désireux de pouvoir agir vite. D’abord réservé aux soignants, puis adopté par les sportifs, il trouve aujourd’hui sa place sur les plateaux ouverts et dans les petites entreprises. Miser sur cet outil fiable, c’est se donner la possibilité de repérer en amont les signes d’un souci respiratoire et d’ouvrir la voie à une intervention rapide si besoin.

Fonctionnement de l’oxymètre de pouls

L’utilisation d’un oxymètre ne requiert ni diplôme médical ni formation poussée. On glisse l’appareil sur le bout du doigt, index ou majeur,, on s’installe, assis ou debout, et on attend après avoir repris son souffle. Il vaut mieux éviter de prendre la mesure juste après un effort, comme monter des escaliers : cela fausserait les résultats. Une minute d’immobilité, la main détendue sur la cuisse, suffit.

L’écran affiche rapidement les chiffres, d’abord fluctuants, puis stables. Deux données sont à surveiller : la fréquence cardiaque et la saturation en oxygène (SpO2). Un taux supérieur à 95 % indique un état satisfaisant, mais certaines personnes en parfaite santé peuvent présenter des taux entre 90 % et 93 %. Tomber sous la barre des 90 % nécessite de réagir rapidement. Pour une surveillance efficace, il peut être pertinent de proposer la mesure à tous les collaborateurs, ou de cibler ceux qui présentent des problèmes respiratoires.

Modèles d’oxymètres de pouls fiables

Pour équiper une structure, il existe plusieurs options à comparer en fonction des usages et des attentes :

  • Les modèles compacts, facilement transportables, qui se glissent dans une poche ou un sac pour accompagner les déplacements
  • Les versions plus avancées, dotées de mémoire et d’une alarme, capables de signaler immédiatement la moindre anomalie
  • Les oxymètres de bureau, conçus pour se connecter à un ordinateur afin d’assurer un suivi régulier et d’archiver les données

Sur le terrain, la marque Beuer revient fréquemment pour sa fiabilité. Côté budget, il faut prévoir autour de 30 € pour un appareil basique, jusqu’à 40 € pour une version plus complète capable d’enregistrer les variations sur 24 heures. Pour une utilisation en entreprise, miser sur un modèle robuste et simple d’utilisation est souvent suffisant, tout en gardant la maîtrise du coût d’achat de l’oxymètre de pouls.

Délivrance et coût d’achat oxymètre de pouls

La technologie utilisée par l’oxymètre de pouls repose sur une méthode optique indolore, ce qui simplifie son déploiement dans n’importe quelle équipe. Aucun passage chez le médecin, pas de formalité interminable : il suffit de contacter un fournisseur de matériel médical pour s’en procurer un.

Reste la question du financement. Pour les personnes suivies pour Covid, l’Assurance Maladie couvre l’achat à 100 %, à condition de choisir un modèle certifié CE conforme à la norme ISO-80601-2-61 et affichant la saturation d’oxygène. Cette conformité garantit la fiabilité des mesures et la sécurité de l’utilisateur. Pour une entreprise, choisir avec soin son matériel revient à s’engager concrètement pour la santé des collaborateurs et à instaurer un climat de confiance au quotidien.

Déposer un oxymètre sur un bureau, c’est bien plus qu’un simple geste technique : c’est choisir la vigilance collective. Quand la santé du groupe dépend de quelques chiffres affichés sur un écran, mieux vaut miser sur l’anticipation. C’est là que le réflexe sauve parfois la journée.

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